Charlotte grand-mère, un dessert inimitable

Publié le par chari.vari.over-blog.com

Ingrédients

Le Biscuit

Biscuits à la cuillère (exclusivement) maison ou acheté dans le commerce (D’ailleurs où les acheter sinon dans le commerce ! ). Ce serait stupide de les acheter chez Décathlon ou sur une place boursière Hongkongaise, Gelée de groseilles ( pas de confiture de groseilles), Café fort et bouillant

 

La sauce

1 litre et demi de lait entier ou ½ écrémé pour les régimes.

 

10 jaunes d’œufs (gros œufs) ou 12 petits jaunes

 

150 grammes de sucre cristallisé, 3 à 5 gr de sel

 

Une cuillère à soupe de farine (Ne pas confondre avec une crème anglaise qui ne supporterait pas qu’on y ajoute de la farine, ce qui serait une monstruosité pâtissière…voir fin du document  "antagonisme franco-britannique")

 

Vanille en abondance (3 à 4 sachets de sucre vanillé ou vanille liquide ne nuira pas à l’équilibre gustatif de cet entremet délicat)

 

Préparation

24 heures avant de servir, le biscuit

 

Préparer le biscuit à l'aide d'un moule à charlotte (CQFD) ou un moule à cake (CQEPDF).

 

Préparer un ½ litre de café très fort et le verser dans un saladier

 

Tremper 1 à 1 les biscuits dans le café puis les déposer en couche alternée de gelée de groseille jusqu’à remplir le  moule.

 

Poser sur la dernière rangée de biscuits une feuille de papier sulfurisé et une planchette que je nomme "presse-charlotte" puis un poids de 1 kilo de manière à presser la préparation qu’on laissera au frigo  1 ou 2 jours. La recommandation d’usage du poids taré à 1 kilo n’est pas une directive impérieuse. On supportera aisément quelques grammes en plus ou en moins !)  

 

La sauce

Faire chauffer le lait et la vanille jusqu’au premiers bouillons.

 

Pendant ce temps, séparer les blancs des jaunes, jeter les blancs, garder les jaunes (toute connotation raciste serait déplacée; Nonobstant, si les jaune sont noirs alors il faut aussi les jeter)

 

Fouetter au batteur le sucre, les jaunes et la pincée de sel(le tout ensemble évidemment)  jusqu’à obtenir une crème lisse et bien blanchie

 

Ajouter la cuillère à soupe de farine, battre encore jusqu’à absorption complète de la farine

 

Verser petit à petit le lait brûlant sur la préparation, puis reverser le tout dans la casserole préalablement nettoyée.

 

Cuire la sauce à feu doux sans cesser de remuer  jusqu’à la nappe. Faire refroidir sur lit de glace, mettre au réfrigérateur au moins quatre heures. 

 

Avant de servir

 

Faire tremper le moule des biscuits dans de l’eau très chaude voir bouillante pendant 30 secondes très exactement Démouler dans un grand plat de service en prenant soin de ne pas tout foutre par terre. Décorer avec des cerises confites que vous fîtes si vous en êtes l’auteur. Eviter à tout prix la crème additionnée d’alcool même excellent qui aura pour effet de masquer les parfums de base. Ceindre le gâteau de sauce et servir généreusement en affichant un sourire de satisfaction à peine contenu, convaincu que ce dessert est le meilleur du monde et que c’est vous qui l’avez fait, ce que je ne contredirait jamais, ah non , grand Dieu !

 

 

 

Considérations personnelles.

 

L’assemblage café, groseille, vanille, biscuit fin est agréable pour ne pas dire parfait, peut-être sublime pour les langues et palais raffinés. Ce met sera servi très froid, 1° pas plus. Il est possible de boire un bon champagne ou un vin doux comme boisson d’accompagnement, le meilleur étant, à mon goût, de l’eau fraîche versée dans un grand verre ...à eau (sic).

 

 

 

Une tasse de café Maragogype ou un excellent Moka d'Ethiopie achetés chez Hédiard-Madeleine devrait faire une belle eurythmie aromatique. Et si ce dessert est servi avant une répétition de chant, de théâtre, ou d'un speech,  les convives auront à cœur de ne pas se goinfrer à l’excès et se tenir léger de sorte que la voix ne soit pas altéré par des borborygmes inconvenants sachant qu’assez vaut mieux qu’un festin, on en le dira jamais assez.

 

 

 

Et pour les enfants sages, il est possible de faire une bataille de Charlotte juste à la fin du repas, ce qui amusera les petits mais pas forcément les grands.

 

 

 

Antagonisme franco-britannique

 

   

 

Chez nos amis anglais, c'est toujours comme ça qu'on les appelle quand on veut dire du mal d'eux, monstruosité et cuisine peuvent parfois coexister. Ainsi quand ils ont un plat délicieux, ils s’arrangent toujours pour y ajouter quelque chose de franchement mauvais dessus. Pourquoi ? C’est peut-être à cause de l'humour so british  ! Pour avoir séjourné en Angleterre chez des amis de Bristol, avoir des amis anglais est toujours de bon ton dans les salons parisiens, nous avons été reçus comme pape en papauté et d’y manger particulièrement bien. Il faut dire que nous les avions reçus comme prince qu’on sort. A quoi tout cela tient ? Ennemis nous avons été durant des siècles, notre mémoire collective en garde les stigmates qu’on le veuille ou non, c’est dans la nature humaine. Pourtant, je suis admiratif de tant de qualité et surtout leur fair-play dont nous manquons cruellement nous français individualistes et prétentieux. Puisqu’il est question d’humour et de cuisine, osons le comparatif suivant…En grande Bretagne, l’humour anglais est à leur cuisine ce que l’esprit français est à notre gastronomie. Notons aussi qu’en France il est très fréquent de manger affreusement mal. Combien de cuisinier, restaurateurs et autres vendeurs de soupes  peuvent nous servir de la merde au prix fort. Soyons plus modeste, nous y gagnerons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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